Thierry Janssen – Les grandes peurs de l’enfance

Publié le 20 janvier 2016

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Chirurgien devenu psychothérapeute spécialisé dans l’accompagnement des patients atteints de maladies physiques, Thierry Janssen est l’auteur de plusieurs livres consacrés à une approche globale de l’être humain, au développement de ce que l’on appelle la « médecine intégrative » et à une vision plus spirituelle de la société (www.thierryjanssen.com).

Il enseigne au Centre universitaire Sigmund Freud à Paris (www.sfu-paris.fr) et est le fondateur de l’École de la Présence thérapeutique à Bruxelles (www.edlpt.com).

 

Ce dont je voudrais vous parler aujourd’hui, c’est l’inscription corporelle de nos peurs. Une petite histoire en cinq chapitres, inspirée par les travaux de Wilhelm Reich, psychiatre qui au début du XXème siècle, nourri des théories freudiennes, a pris ses distances par rapport à ces théories. Pour lui, si Freud parle du corps, on ne le vit pas dans la psychanalyse, et Reich insistait pour que l’on retourne dans l’expérience corporelle, et qu’à partir de ces expériences on puisse intellectualiser, verbaliser.

En 1930, quand Reich a écrit L’Analyse caractérielle, il a sans doute écrit un des livres les plus importants de la psychologie. Dans ce livre, Reich nous explique que toutes les peurs que nous avons se résument à une seule grande peur : la peur de disparaître, d’être anéanti, la peur de mourir. Quand nous ressentons la peur, nous avons tendance à tendre notre corps, à nous mettre dans une réaction de stress qui nous prépare biologiquement et physiologiquement à répondre, en déclenchant une fuite ou un combat. À force de vivre cette tension, nous allons avoir des déformations, des contractions, des contractures de notre corps. Ce qui va nous permettre de lire, dans notre corps comme dans le corps de l’autre, les peurs qui s’y inscrivent.

Le premier chapitre de ma petite histoire commence au moment de la naissance. Imaginons ce petit bébé qui sort de cet espace hyper protégé et qui tout d’un coup est soumis au monde, à ce monde de dualité : il est séparé. Il va entrer en contact, notamment, avec l’air, il va ressentir une sorte d’agression, qui va générer une émotion, manifestée bien souvent par des pleurs. Et s’il ne pleure pas, on va lui frapper les fesses pour qu’il pleure, pour être sûr qu’il est vivant – encore une agression. Et puis sa mère va le prendre dans ses bras, le serrer très fort – encore une agression – avant la barbe de son père, comme du papier émeri…

Vous imaginez ce que cela a été pour nous de naître ? De rentrer dans ce monde d’une violence extrême ? C’est là que l’enfant va ressentir sa première grande peur existentielle. Est-ce que ce monde, qui n’est alors pas du tout mentalisé pour lui, n’est pas dangereux ? Et quelle est la première défense que nous avons face au danger, la première défense du vivant ? Face à un produit toxique, les cellules se rétractent : la fuite est notre première défense.

Défense schizoïde

Certaines personnes ont gardé cette peur profonde de ne pas avoir une place, de ne pas pouvoir s’inscrire dans le monde matériel. Leur corps se construit alors avec l’énergie vers le haut, peu d’attaches « en bas ». Avec le temps, quand le cerveau va se développer et l’intellect s’élaborer, ils vont se réfugier dans cet intellect, parler sous formes de théories, rêver, avoir beaucoup d’imagination. De grands artistes… mais qui auront besoin d’un galeriste, d’un manager, lorsqu’il s’agira de faire de leur inspiration une réalité. Parce qu’ils vivent « là-haut », sur un nuage, bien souvent avec une sorte de mépris pour ce monde matériel – c’est toujours plus facile de dire qu’on n’en a pas besoin que de s’avouer qu’on a peur d’y aller.

Cette première grande défense, Reich l’appelait la défense schizoïde, du grec schizo, fractionnement, séparation. Elle génère une forme de névrose, qui comme toutes les névroses naît des peurs. C’est un grand piège car à force de s’enfuir, de ne pas prendre sa place, notre peur est réactivée. Plus nous nous défendons, plus nous recréons ce qui nous faisait peur. Il nous faut prendre conscience de cela, nous rendre compte que nous avons tous parfois tendance à « partir », surtout dans des sociétés qui comme les nôtres valorisent tant l’intellect, la déconnexion. Sentir que parfois on « part », et alors dans l’instant faire un choix, celui de se ré-ancrer, physiquement, énergétiquement. Sentir ses pieds, relâcher ses fesses, desserrer l’anus, en partant de la réalité la plus probante, la réalité matérielle où s’inscrit l’esprit, comme disait Francisco Varela. Et en travaillant sur cette réalité matérielle nous allons réellement travailler sur l’esprit. C’est la base de toutes les thérapies psycho-corporelles. Plus vous allez délier le corps, plus vous allez libérer l’émotion qui était contenue dans la contraction, et tout cela va se remettre en mouvement.

C’est essentiel, car – deuxième chapitre de cette histoire – à peine le bébé a trouvé le moyen de s’enfuir, notamment dans le sommeil, il est confronté à une deuxième sensation extrêmement désagréable, qui se situe dans son ventre : il y a un vide, il a faim. Le taux de sucre a diminué dans le sang, il a les symptômes de l’hypoglycémie, qu’il ne connaissait pas lorsqu’il était dans le ventre de sa mère… Et comme l’enfant ne mentalise pas, il manifeste ce désagrément par des pleurs. Et le biberon arrive ou le sein. L’enfant est rassasié, apaisé, il peut s’endormir. Le problème c’est que trois heures plus tard, cette sensation revient. L’enfant pleure, le biberon revient, il est apaisé. Et trois heures plus tard, cette sensation revient… et cette fois, rien ne vient.

Tous, nous avons été au fond de notre berceau en train d’attendre un biberon, ou le sein maternel. Et comme nous n’avions pas le mental pour analyser la situation, nous ressentions juste un immense vide… l’impression de nous effondrer, de ne pas avoir à l’intérieur de nous ce qu’il nous faut pour nous nourrir. Et nous nous sommes sentis abandonnés. Et nous pleurons plus fort, jusqu’à ce que le biberon arrive. Et progressivement nous nous conditionnons : dans notre petit cerveau, nous nous disons « peut-être faut-il pleurer encore plus fort pour obtenir ce que je désire ».

Il y a une différence dans les pleurs des enfants : au début c’est un appel, et progressivement cela peut devenir une colère quand le biberon n’arrive pas. Et s’il arrive pas du tout, cela peut devenir du désespoir… et puis l’enfant finit par se résigner. Il se dit qu’il n’y a pas de place pour lui, et il s’enfuit – parfois en se rendormant… C’est la grande peur de l’abandon, dont l’inscription corporelle est celle du collapsus, de l’effondrement. On est vide, les épaules tombent, on a des grands yeux qui cherchent à trouver de la nourriture autour de nous. On est des suceurs d’énergie.

Défense orale

Parfois la stratégie de celui qui a peur d’être abandonné est très subtile :  je parle beaucoup, beaucoup, parce que je suis dans ce que Reich appelait une « défense orale ». En parlant beaucoup, je capte l’attention des autres. Je me nourris de leur énergie. Et si cela ne suffit pas, je peux parler tout doucement, pour que vous me prêtiez l’oreille… je peux aussi me plaindre, pour vous dire que c’est dur, comme ça vous allez m’aider… évidemment, en faisant cela, nous recréons exactement un mécanisme névrotique, qui cette fois consiste à faire fuir l’autre, parce que nous lui pompons l’air ! Encore une fois, nous recréons exactement ce que nous redoutions…

Un autre grand mécanisme de défense de l’oral, c’est de ne rien dire, de ne rien demander. « Ça va ? Oui, oui, ça va… Tu boudes ? Non, non, je ne boude pas… »  Et pendant ce temps-là on s’intéresse à moi. Et je prends de l’énergie. Mais en même temps comme je ne demande rien, je ne risque pas d’obtenir ce dont j’ai réellement envie, besoin. Si nous pouvions prendre conscience de cela, dans les plus petites postures de la vie quotidienne… « Ah ! Je suis abandonné, tout seul face à mon problème, qui va me remplir… ? »   Mais moi, nom d’un chien ! Et rien que le fait de me redresser change tout ! Faites le test !

Si nos problèmes s’arrêtaient là, ce serait bien… troisième chapitre de mon histoire. L’enfant qui commence à inventer des stratégies pour ne pas trop ressentir la violence de ce monde matériel, ou pour ne pas se sentir trop abandonné, est soumis un autre problème : plus il va développer de l’autonomie, plus il va se sentir contrarié dans sa volonté. Les adultes veulent lui imposer des lois, des lois de fonctionnement en communauté, en société. Alors maman dit à son petit garçon : « mange ta banane ! » Le petit garçon qui va avoir deux ans dit : « non ! » Dans ce combat qui est à armes inégales, maman, papa, ou n’importe quel adulte qui va s’occuper de l’enfant, a un argument : « si tu ne manges pas ta banane, alors qu’il y a des petits enfants qui meurent de faim, il n’y aura plus de bananes, il n’y aura plus rien pour toi. » Et tout d’un coup l’enfant, qui voulait seulement exprimer sa volonté, se rend compte que l’amour n’est pas inconditionnel. Car pour lui, l’amour est très lié à la nourriture aux soins qu’on va lui prodiguer.

Défense masochiste

Alors l’enfant va manger sa banane. Il est très en colère, mais il ne va pas exprimer sa colère, parce que s’il la montre, on va lui dire qu’il n’a pas le droit. Il va serrer les mâchoires, remonter les épaules, le cou va se raccourcir, il va faire le gros dos, les yeux vont rentrer. Il va même sourire… mais il est très en colère. Et à force de sourire, il ne sera même plus conscient qu’il est en colère. Et avec le temps, son corps va devenir une forteresse dans laquelle il se protège. C’est avec son corps qu’il va montrer ses limites, puisqu’il ne peut plus dire non !

Mais ce corps va prendre de la place. Et quand vous posez la main sur l’épaule de ces gens qui ont très fort cette défiance vous sentaient une couche de muscles bien épaisses, et avec le temps même une couche de graisse qui s’installe… avec beaucoup de colère, rentrée, à l’intérieur. Et en thérapie, c’est déjà très bénéfique de leur faire prendre conscience que tout cela est rentré, qu’ils n’ont pas appris à dire « non ! » Pas dire « non » pour être contre, mais bien pour se respecter, pour dire ses besoins et ses limites. Quand on parvient à faire prendre conscience aux gens de cette défense masochiste (car à force de ne rien dire, bien sûr on leur marche sur les pieds), les effets sont magnifiques.

 


Extraits d’une vidéo sur le site de Thierry Janssen – http://www.edlpt.com/videos

 

Je voudrais vous raconter une histoire merveilleuse sur le bien-fondé de se reconnecter avec sa colère, une émotion, une énergie qui n’est pas négative, mais au contraire qui dit « attention je n’ai pas ce dont j’ai besoin ! » C’est l’histoire d’une jeune femme qui vit avec un homme depuis 5-6 ans, un homme qui ne la respecte absolument pas, Mais elle n’en est pas consciente. Un jour il rentre du travail, il la voit à la fenêtre en train de regarder à l’extérieur. Et dans les jardins à l’extérieur du bâtiment, il y a le voisin qui passe la tondeuse. Et l’homme dit « arrête de draguer le voisin ». Et il lui fait un procès d’intention, et il l’oblige à faire l’amour avec un couteau de cuisine posé sur la table de nuit. Elle vit avec un vrai psychopathe, mais ne s’en rend pas compte. Les épisodes se répètent, il devient de plus en plus abusif vis-à-vis d’elle, mais elle ne dit pas « non ! ». Elle râle en cachette, elle se plaint beaucoup de lui auprès de ses amis, mais elle ne lui dit jamais non.

Et un jour cela va trop loin. Elle se retrouve avec 22 coups de couteau dans le ventre, et six blessures graves au visage. Elle est laissée exsangue dans l’appartement, parvient à prévenir les voisins en tapant avec la pomme de douche sur la tuyauterie, et elle est sauvée après une intervention où on lui retire 4 mètres d’intestin, avec une opération de chirurgie esthétique pour son visage.

Je la rencontre parce qu’elle doit assister au procès. Elle va revoir son agresseur et elle est terrifiée. Tout le travail est de lui faire prendre conscience que depuis toute petite, elle accepte. Elle tient, elle ne dit jamais non. Ou elle fait, en cachette, pour pouvoir vivre sa liberté à l’intérieur, jamais de manière clairement affichée. Elle a sorti en thérapie des colères inouïes – c’est là qu’on voit que c’est une énergie très positive, une énergie de vie, qu’elle a appris à canaliser. Au procès elle a affronté son agresseur, l’a regardé dans les yeux. Et elle m’a raconté que désormais quand elle fait la queue dans un magasin, les gens se tiennent à distance, attendent derrière elle, alors qu’avant ils lui passaient devant, ne la voyaient pas, prenaient sa place. Elle dégage une nouvelle énergie, elle a libéré son corps, elle a commencé à en prendre soin – elle a perdu 20 kilos en quelques mois sans faire quasiment aucun régime. Elle a libéré cette rage, elle est de nouveau souple et fluide, elle peut occuper l’espace. Elle a abandonné cette défense masochiste.

Défense psychopathe

Quatrième chapitre. L’enfant qui se développe et construit son caractère, va être confronté à une autre expérience très désagréable. On lui dit qu’il est extraordinaire, papa dit à sa petite fille « tu es le trésor de ma vie », maman dit à son petit garçon « tu es mon grand amour ». Mais ce qui est bizarre, c’est que quand il veut faire ce qu’il veut, on lui dit non. Et il n’a pas le droit d’aller dormir dans la chambre de papa et maman comme il aurait voulu. C’est bizarre… puisqu’il est plus important que tout ? Vers 7-10 ans, le mental est déjà bien construit. Et l’enfant commence à se dire : « si on est si aimable avec moi, si on me dit que je suis formidable, c’est peut-être parce qu’on essaie de me manipuler… donc je vais apprendre à contrôler et à manipuler en retour ». Et à travers toutes sortes de stratégies, l’enfant va chercher à se positionner, à apprendre les deux grands moyens de contrôle et de manipulation que nous avons, la séduction et l’agression.

D’abord j’essaie de séduire pour obtenir ce que je veux, et ensuite si je n’ai pas ce que je veux j’agresse. Et je développe alors progressivement la défense psychopathe. J’ai besoin, à travers la séduction, du regard de l’autre qui me dit que je suis formidable. Si l’autre ne se soumet pas à mon désir, alors je vais lui imposer des choses. Et toute notre énergie va se porter vers le haut, non pas pour nous enfuir, comme dans la défense schizoïde, mais pour dominer. La poitrine va se gonfler, il n’y a pas beaucoup d’énergie en bas – vous savez, c’est le modèle des héros américains, Batman, Superman… De temps en temps, je sens que j’ai cette peur de perte de contrôle, peur d’être trahi, et j’ai tendance à ce moment-là à dominer. Vous pouvez le sentir dans une conversation : parfois votre torse va se pencher, vous cherchez à capter l’attention, pour être sûr que vous avez réussi à faire passer votre message… Dès que vous en prenez conscience, vous pouvez revenir à la posture de base ! Il n’y a pas de danger. Je ne suis pas obligé de tout contrôler, je peux aussi faire confiance.

 

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Enfin le cinquième chapitre de ces grandes peurs, de ces grandes angoisses existentielles décrites par Reich, commence très tôt dans l’enfance mais va se réactiver au moment de l’adolescence. Il commence très tôt, car l’enfant, qui n’a pas un mental très élaboré au départ, est d’une spontanéité incroyable. Il pleure, il rit, et cela change en quelques secondes. Et il découvre très tôt qu’il y a une partie de son anatomie qui est particulièrement sensible, pleine de vie, la zone érogène des parties génitales. Déjà sur la table à langer, il touche cette partie de son anatomie, parce qu’il sent l’énergie qui est là. Et puis il entend les messages qui lui disent que « non, il ne faut pas toucher », « remets ta culotte », « arrête de courir tout nu dans l’appartement… » C’est bizarre ? L’enfant, lui, trouve ça formidable – il veut juste sentir la vie !

Défense de rigidification

Comme c’est un enfant, on lui permet quand même de vivre ça plus ou moins librement. Mais les choses se gâtent à l’adolescence.  L’enfant voit bien que son corps est en train de changer. Il voit bien que, même s’il n’en a pas envie, il va devoir aller vivre dans ce monde d’adultes. Ce monde où la spontanéité n’est pas admise, où la liberté de tout faire n’est plus évidente.  D’abord il ne va pas l’accepter, il va faire une petite révolution parce qu’il n’a pas envie de lâcher, il va même provoquer – c’est cette crise adolescence que certains font très tard, mais il faudra bien la faire un jour ! Et puis finalement il commence à rentrer dans le rang.

Mais certains enfants comprennent très tôt qu’il va falloir rentrer dans le rang. Et ils vont se rigidifier. C’est ce que Reich appelait la défense de rigidification. Ils vont s’interdire toute expression émotionnelle. Ils ont tellement peur de ne pas avoir le droit d’être authentiques, de ne pas pouvoir être spontanés, qu’ils vont se couper de cela. Évidemment, selon les bons principes de la névrose, ils vont recréer exactement ce qui leur faisait peur, puisqu’ils sont leurs propres censeurs. Là aussi, si nous pouvons prendre conscience de toute cette tension que nous imprimons notre propre corps, pour contenir notre émotion, pour ne rien montrer, pour toujours être adéquat et parfait dans les sociétés qui nous envoient des messages très normatifs, alors nous pouvons commencer à nous détendre, à relâcher. Accepter que nos cheveux ne soient pas toujours bien coiffés, qu’il y ait des plis dans nos vêtements, de ne pas être toujours tiré à quatre épingles…

Nous avons tous quelques points de tout cela, de ces cinq défenses, qui se réveillent dans les interactions avec les autres. Ce que j’espère simplement, c’est que vous puissiez revenir à ces fondamentaux.  Si vous vous donnez la peine d’aller voir ces blessures-là, vous allez constater que chaque fois que vous accepterez de les reconnaître, de les dépasser, à travers le relâchement de votre posture, intellectuelle mais d’abord corporelle, vous verrez que c’est une source de réconciliation avec vous-même. Et de réconciliation avec l’autre, parce que ces peurs nous éloignent de l’autre. Et tout à coup vous pourrez vous ressentir relié. Et si après l’avoir découvert chez vous, vous commencez à le voir chez l’autre, en regardant son corps, son énergie, comment il se positionne physiquement, émotionnellement et intellectuellement, alors vous serez vraiment dans cette communion, où nous nous relions, où le souffle passe entre nous.

 

Retrouvez aussi le « paysage de la peur », conférence de Christophe André sur la définition et les différents visages de la peur.

13 commentaires

Christophe L

24 janvier 2016 à 9 h 40 min

Merci Aurélien, bon article, et très juste. Et merci aussi pour ton blog, qui nous enrichis… sans faire trop dans la quantité et c’est très bien comme ça 😉

Pour aller complètement dans le même sens, j’encourage la lecture ou la relecture du livre magnifique de Myriam Brousse « Votre corps a une mémoire » sur la mémoire cellulaire.

Clappier Frédérique

22 janvier 2016 à 22 h 18 min

Merci beaucoup Aurélien pour ce partage très intéressant.
Je pense que ces modes de défense se manifestent en réaction à une « éducation classique ». Une nouvelle discipline: « éducation bienveillante » se développe de plus en plus. Il s’agit d’apprendre à accueillir les émotions de l’enfant, ne pas le laisser pleurer. Agir avec bienveillance et fermeté. On peut écouter son enfant, comprendre ses besoins, créer un dialogue, le respecter, agir en « positif » et non en créant des contraintes. Les neurosciences ont démontré que ces attitudes aident le cerveau à bien se développer et à devenir à son tour quelqu’un d’équilibré et de bienveillant. 🙂

Aurélien Daudet

22 janvier 2016 à 22 h 39 min

Exact ! L’Analyse Transactionnelle dirait qu’il faut montrer à l’enfant qu’il est désiré et aimé inconditionnellement – tout en lui donnant un cadre. Ce qui est très rassurant pour lui. A bientôt Frédérique, et merci pour ton commentaire !

Olivier Cimeliere

21 janvier 2016 à 13 h 24 min

Magnifique texte qui fait diablement écho à soi mais aussi à des situations vécues avec d’autres … Ca devient ensuite lumineux. Dommage que les plus « atteints » ne veillent souvent pas lire ce genre d’article superbe ! Ca éviterait beaucoup de pollution psychologique et de fracas des âmes …

Merci en tout cas Aurélien pour ce partage

Aurélien Daudet

21 janvier 2016 à 14 h 56 min

Merci Olivier, ton message me touche beaucoup. Et m’encourage à continuer !
A très bientôt,
Aurélien

Joel Poirat

20 janvier 2016 à 22 h 02 min

Merci Aurélien pour ce compte rendu. Je pense que je vais devoir le lire plusieurs fois afin de bien appréhender la reconnaissance des différentes peurs. Mais il est certain qu’apprendre à reconnaître nos peurs est un vrai chemin vers la connaissance de soi et donc la rencontre de l’Autre.
À bientôt pour ton prochain texte.

Aurélien Daudet

20 janvier 2016 à 22 h 20 min

Merci Joël ! Si tu as des suggestions, des thèmes qui te portent, je serais très heureux de m’y intéresser !

A très bientôt,

Aurélien

Françoise

20 janvier 2016 à 13 h 15 min

Merci Aurélien. C’est enrichissant et ça structure ce que nous savons ou sentons parfois, sans avoir l’analyse adéquate.

Aurélien Daudet

20 janvier 2016 à 13 h 29 min

Tks Françoise. Dis-moi si tu souhaites que je creuse tel ou tel point.

Pelletier

20 janvier 2016 à 11 h 20 min

Très intéressant!! merci Aurélien!!

Aurélien Daudet

20 janvier 2016 à 11 h 22 min

Merci à toi, Céline. Si tu as des envies de sujets à creuser, je suis preneur !

xavier

20 janvier 2016 à 10 h 49 min

Lu et approuvé!

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